Connaissez-vous les compositions whistlériennes ? Le musée des Beaux-Arts de Rouen nous propose une décomposition, thème par thème de cet engouement formé autour du peintre James Whistler, une figure centrale de la scène artistique de la seconde moitié du XIXe siècle. L’exposition Whistler, l’effet papillon dévoile l’impact qu’a eu cet artiste, un rayonnement qui concerne non seulement la peinture mais aussi la photographie, la littérature ou encore la musique.

 

James Whistler apparait dans le monde de l’art comme une personnalité singulière proche des artistes peintres, de critiques ou encore de poètes français tel que Baudelaire ou encore Mallarmé. Toujours armé de sa canne, symbole même d’une modernité ancrée dans l’ère du temps, il incarne le dandy élégant de la capitale parisienne. Sa peinture, au reflet de son image, propose raffinement et poésie dans des harmonies et des camaïeux de couleurs toujours maitrisés.

James Abbott McNeill Whistler, Autoportrait, vers 1872, huile sur toile, Detroit Institute of Arts

L’œuvre coup de cœur de cette exposition : James Abbott McNeill Whistler, Symphonie en blanc ou La Petite Fille Blanche, 1864, huile sur toile, 76,5 x 51,1 cm, Coll. Tate Britain, Londres (ci-contre).

 

Féru de japoniaiserie, Whistler est un fidèle collectionneur de ces petits objets, qui depuis l’ère Meiji se retrouvent nombreux en Europe. Dans cette toile, les mains de cette jeune fille dirigent nos regards vers ces objets japonisants. Peint de couleurs vives, le vase et l’éventail contrastent avec l’élégance féminine, habillée de blanc. Cette œuvre incarne la peinture de Whistler tant dans le raffinement de la figure humaine que dans son intérêt pour le Japon.

 © Tate Britain